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Les kiosques

À l’occasion des 100 ans du kiosque de Mont-Sainte-Geneviève, cette page met à l’honneur les kiosques de l’entité de Lobbes, témoins de notre vie locale, de nos fêtes, de notre patrimoine musical et social.

Découvrez leur histoire, leurs anecdotes, leurs transformations au fil des décennies… et les moments qu’ils continuent à faire vivre aujourd’hui.

KIOSQUE DE MONT-SAINTE-GENEVIèVE

Description

Le kiosque de Mont-Sainte-Geneviève est de plan décagonal (10 côtés), le socle (81 cm de haut) est en béton. Le garde-corps (92 cm de haut) était initialement constitué de barreaux. En 1980, pour les fêtes des 150 ans de la Belgique, une restauration est entreprise et les barreaux sont remplacés par des blocs spéciaux en ciment armé. Les colonnes (3,10 m à partir du socle) au nombre de dix, sont en béton et supportent une frise et une charpente en bois, dont le centre est à 4,09 m. Un toit en ardoise le couvre et un épi central le surmonte. L’entreprise qui a construit le kiosque n’est pas connue. Le kiosque date de 1925.

Historique

En 1925, le bourgmestre, Monsieur Alphonse Feron, bourgmestre du village, soucieux de conserver la jeunesse dans le village fit ériger un kiosque sur la place communale. Kiosque autour duquel la vie de la communauté a pu s’animer lors des différentes fêtes. Monsieur Feron avait fait don en 1921 à la jeunesse d’un drapeau qui a toujours sa place lors de toutes les festivités organisées dans le village. Le 17 septembre 1925, lors du conseil communal, Monsieur Alphonse Feron fait remise à la commune du kiosque qu’il a fait ériger sur la place communale.

KIOSQUE DE BIENNE-LEZ-HAPPART

Description

Le kiosque de Bienne-lez-Happart est de plan octogonal (8 côtés), le socle (118 cm de haut) est en brique et est surmonté d’une dalle en béton (22 cm de haut). Le gardecorps (100 cm de haut) est en tubes. Les colonnes (3 m à partir du socle) sont en béton, avec un diamètre plus important au niveau du garde corps et supportent un toit aussi en béton. La hauteur intérieure au centre du kiosque est de 3,24 m. Le kiosque n’a aucun ornement particulier. Un escalier en fer de 6 marches permet de monter sur le kiosque. Une porte, sous l’escalier permet de pénétrer dans le socle pour y mettre du matériel (chaises ou autres). L’entreprise Georges Baix de Lobbes a construit le kiosque en 1948.

Historique

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la population était de +/- 300 habitants. Les réjouissances locales battaient leur plein. Monsieur Arthur Regniers avait perçu le souhait des villageois. A l’époque, on parlait souvent des kiosques pour les bals et les ducasses. Ce fut le lieu bienvenu pour présenter aussi des pièces de théâtre. Le « théâtre de verdure » était né. Il se déroulait au 15 août, à la fête de l’Assomption. Le rideau était constitué de branchage de sapin et de fleurs montées sur des arcs mobiles. Il y avait un treillis d’une hauteur d’un mètre pour enclore « la salle de spectacle ». Les répétitions avaient lieu au café chez Willy (en face du kiosque).

KIOSQUE DE LOBBES

Il n’y a jamais eu de kiosque communal. Chaque année, pour la ducasse, c’est le comité organisateur qui louait les services d’un kiosque. La première photo est une reproduction d’une carte postale. On y voit, en 1908, le kiosque en bois de plan hexagonal monté à l’occasion de la ducasse. Après les années 1990, il ne fut plus possible de réserver le kiosque, car celui-ci, alors de plan octogonal, était devenu vétuste. Il est alors remplacé par un podium et plus récemment un chapiteau.

1974 – Lobbes – fêtes communales. Un kiosque est monté sur la place communale. Le dimanche, vers 17H30, le kiosque est occupé par les fanfares de Ressaix, sous la direction de S. Poulain. Le lundi, vers 18 H, concert de la Société Royale Philharmonique de Lobbes, que dirige M. F. Ruelle. Les musiciens de l’orchestre avaient revêtu la tenue 1900, redingote et chapeau buse.

PHALANGES MUSICALES à LOBBES

La société philharmonique de Lobbes

Elle est constituée en 1837, son premier chef est Constant-Joseph Fauconnier. Après deux années, il est remplacé en 1839 par Georges-Antoine Heylingmeyer qui dirigeait alors le conservatoire de Mons. Il fonde et dirige l’école de musique de Lobbes et vient habiter la commune. Cette école compte en 1841 quelque 250 élèves. Il resta à la direction de l’orchestre jusque 1865.

Les fanfares Sainte-Cécile de Lobbes

En 1852, les allures peu orthodoxes du curé Léopold Marcq, aux idées libérales, divisèrent les habitants de la commune. Cette division se répercuta au sein de la philharmonie, ce qui amena une scission, qui provoqua la formation de la société des fanfares Sainte-Cécile. Deux partis politiques se constituèrent. La fanfare groupa les catholiques tandis que les libéraux qui défendaient le curé soutinrent l’harmonie.

L’harmonie ouvrière de Lobbes

Une troisième phalange a existé à Lobbes, mais nous avons peu d’informations à son sujet. En 1938, à l’occasion du 100ème anniversaire
de la société philharmonique, l’Harmonie Ouvrière de Lobbes est invitée à jouer, sous la direction de Mr Philippe. Mr. Arthur Gervais a aussi dirigé cette harmonie.

KIOSQUE DE SARS-LA-BUISSIèRE

Qui nous dira combien de kiosques ont existé à Sars-la-Buissière ?

D’après les archives communales :
1903 – Achat de 100 lanternes et 100 bougies pour l’illumination du kiosque
1906 – la jeunesse achète 1 planche de plancher de l’ancien kiosque en 1905

Donc, en 1900, un kiosque probablement en bois existait sur la place de Sars-la-Buissière. Et il est probable qu’un deuxième kiosque fut construit très vite après 1905. 

1947 – Conseil communal du 19 mars  : construction d’un NOUVEAU kiosque communal.
1949 – Convocation d’une réunion pour la constitution d'un comité pour l'érection d'un kiosque communal. C’est Monsieur Joseph Joly, tambour de la fanfare, qui fit le tour du village pour récolter des fonds.

1974 – Démontage complet du kiosque et des grilles, réutilisées partiellement pour une barrière, encore visible aujourd’hui, à droite de l’ancien salon communal.