La Portelette

Cette construction érigée à la fin du XVIIe siècle constituait la « porte de Binche » dans l’ancienne enceinte de l’Abbaye, comme en témoigne encore des archères sur les piliers et la tour qui y est accolée.

Ce bâtiment de style baroque est constitué d’un fronton triangulaire soutenu par des volutes et surmonté d’un fleuron en forme de vase.

Les deux niches abritent les statues de saint Landelin, en aval, et saint Ursmer, en amont.

Les murs sont riches d’une flore variée qui intéressera les botanistes. Ils datent de 1260.

Ce monument, la demeure et sa tourelle à meurtrières ainsi que les murs d’enceinte ont été classés en juin 1980.

L’Abbaye de Lobbes

Le premier abbé connu en est saint Ursmer, mort en 713.

C’est au IXe siècle que l’Abbaye atteint son plein essor.

Renommée pour sa richesse, elle constitue à cette époque l’un des foyers culturels les plus importants du pays.

Outre son activité intellectuelle, elle connaît une nouvelle ère de prospérité au XVIe siècle (reconstruction totale de l’abbaye – immense église, prototype du gothique hennuyer) et au XVIIIe siècle.

Au cours de ce dernier, les travaux sont effectués sous l’abbatiat de Théodulphe Barnabé.

En 1794, les bâtiments conventionnels – c’est-à-dire l’église abbatiale, les cloîtres, la salle capitulaire, les réfectoires, les dortoirs, l’infirmerie, la bibliothèque, le quartier des Hôtes, l’Hôtel abbatial ainsi que les jardins de l’abbé – furent détruits par les flammes.

De cette splendeur du passé, il subsiste aujourd’hui une partie du mur d’enceinte etles ailes des « communs » séparés en deux par la ligne de chemin de fer, l’une formant l’aile à rue d’une ferme en quadrilatère, l’autre de même type constituant une aile de la clinique saint Joseph.